De soi vers le spéculatif
Le symbolisme n’est pas un but en soi mais un moyen. C’est le ciment qui unit tous les francs-maçons, qui les entraîne sur les mêmes voies de recherche. Il est le reflet de la tolérance, du respect d’autrui et de l’harmonie qui nous lie. L’étude des symboles nous permet d’améliorer la connaissance de soi pour nous rendre meilleures afin de faire progresser l’humanité. Le symbole choisi est personnel, chacune y trouvant sa puissance propre. Le travail symbolique peut s’envisager selon une triple approche : la première est l’interprétation personnelle des symboles. La deuxième est la compréhension du système de correspondances entre les symboles. La troisième est la transposition du symbole dans la vie personnelle pour prendre du recul et mieux s’ancrer dans la société.
Du spéculatif vers l’opératif
C’est à partir d’une réflexion symbolique et du questionnement de savoir pourquoi l’on agit, dans quelle direction l’on se dirige, quel but on poursuit, que peut déboucher le travail philosophique. Car l’homme est un être de raison dans un environnement social et culturel. La Franc-maçonne prend une certaine distance pour penser certains sujets à la lumière des idéaux maçonniques de liberté, d’égalité, de fraternité. Le travail philosophique dépasse notre individualité et nos attentes pour nous-même. La réflexion s’adresse à l’humanité toute entière, tournée vers l’espoir de son amélioration.